Un an d’hiers

Il y a un an, jour pour jour, j’allais vivre une expérience pour laquelle, on ne peut se préparer…

Un-An-d-hiers-quidelombreUn an d’hiers

Quand des demains, je ne vois qu’hier

Où l’ombre diaphane du passé pèse en force

Souffle la flamme froide de chaque prière

S’applique à l’envi à tout mon corps torse

Et me laisse dans l’attente d’un retour

D’une contraction du temps impossible

Comme si la nuit n’effaçait pas le jour

Ou la flèche ne touchait pas sa cible

J’attends l’hiver qui fissure les pierres

Le froid qui paralyse les douleurs

Mais je ne vois venir qu’un pauvre hère

Accroché à de très pâles lueurs

Toujours les pieds sous terre et sans espoir

Si la saison sans nom est bien venue

Je décide de mettre fin à l’oratoire

Insigne mise à nu impudique et crue

Je pourrai, enfin seul, poser sans heurts

Les miettes du corps, l’âme en pagaille

Sur la surface des profondes heures

Et me fondre aux silences sans failles

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire