J’ai lu « Toutes blessent, la dernière tue »

Toutes blessent

« Apprends-moi ce qu’est la mort

Dis-moi qu’elle est douce, qu’elle est juste.

Raconte-moi qu’elle est comme une mère qui te prend dans ses bras et te console de la vie.

Jure-moi qu’entre ses mains, il n’y a ni maître, ni esclave.

Promets-moi qu’en son royaume, on oublie ses blessures et ses chaînes.

Mais jamais son amour. »

De ce roman de 2018 de Karine Giebel, on ne sort pas indemne, mais on en sort grandi, plus riche de ses blessures.

Les 800 pages de l’édition de Poche ne vous laisseront pas de répit, un peu comme le temps qui passe. Cette prière à la mort me fait penser à l’héroïne de « Femme fuyant l’annonce »

http://quidelombre.unblog.fr/2011/11/20/jai-lu-une-femme-fuyant-lannonce-de-david-grossman/

Creuser la terre pour celui qu’on aime et lui préparer un lit pour l’éternité… Vous comprendrez en lisant ce qui me fait faire le lien.

Au quotidien, Tama ne me quittait pas, Gabriel pas davantage et j’attendais que les mots les réunissent, mais je n’en dirai pas plus.

Je crois, non je suis certain que c’est le roman, le thriller francophone, qui m’a le plus bouleversé depuis bien longtemps …

De la dimension de l’esclavage domestique moderne, des violences faites à l’enfance, à la femme, mais aussi de la force d’une petite fille devant l’adversité ou encore de la capacité à donner du sens à son existence par la vengeance… Je ne retiendrai que l’amour qui peut unir deux êtres d’une manière si forte que rien ne peut briser les liens, pas même la mort !

Bonne lecture.

Laisser un commentaire