Je regardais une émission religieuse ce matin et un concept m’a fortement intrigué.
On nous expliquait que celui qui commet un péché, s’il se repent est plus proche de Dieu que celui qui n’a jamais péché. Une métaphore a été proposée pour bien comprendre.
Nous sommes attachés à Dieu, en transgressant sa loi, nous nous coupons de lui. En engageant le pardon du repentir, on répare le lien brisé, on fait un noeud à cette corde, mais celui-ci a pour conséquence de raccourcir la corde. Donc après le repentir nous sommes plus proches de Dieu…
A l’évidence celui qui faute pour se rapprocher de Dieu serait dans l’erreur et dans la faute.
Deux questions me viennent à l’esprit;
Dieu peut-il refuser le repentir? Ici, ce sont les conditions du pardon qui sont à interroger. Suis-je sincère dans ma démarche? Dieu lit au fond des coeurs, lui, le sait, peut-être mieux que moi-même.
L’autre question serait celle de l’analogie possible avec autrui. Si je commets une faute envers un ami, suis-je davantage son ami si je me repens et me fais pardonner?
Il faut comprendre ici, dans une optique kantienne, que le bien ne peut se faire seul, il est forcément le résultat de la volonté. Faire le bien par hasard ce n’est pas faire le bien, c’est faire du bien. Conséquemment faire le mal sans volonté du mal , ce n’est pas vraiment faire le mal, c’est faire du mal.
NB : l’émission en question a mis en avant la symbolique juive des Téfilines, pour ceux qui veulent aller plus loin.
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