Sur ma peauprière, j’écris ces mots, plutôt je les crie au lointain des sourds à venir,
Je sais qu’il est vain de vouloir ce qui n’est plus, que l’eau ne coule qu’une fois dans la main,
Mais je sais seulement que loin de mon soleil je me dessèche, que les jours sont sans faim,
Alors j’attends comme la feuille, un signe du temps, l’éclair-rage qui retrouvera mon sourire,
Une ombre sur ma peau fière qui lui donnerait sens, les images volées à l’incandescence,
Le parfum d’une saison qui ne fauche pas le blé en herbe mais fait les minutes denses.

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