Ma peauprière !

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Sur ma peauprière, j’écris ces mots, plutôt je les crie au lointain des sourds à venir,

Je sais qu’il est vain de vouloir ce qui n’est plus, que l’eau ne coule qu’une fois dans la main,

Mais je sais  seulement que loin de mon soleil je me dessèche, que les jours sont sans faim,

Alors j’attends comme la feuille, un signe du temps, l’éclair-rage qui retrouvera mon sourire,

Une ombre sur ma peau fière qui lui donnerait sens, les images volées à l’incandescence,

Le parfum d’une saison qui ne fauche pas le blé en herbe mais fait les minutes denses.

 

 


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2 réponses à « Ma peauprière ! »

  1. Avatar de Sandrine
    Sandrine

    Il est vain de vouloir ce qui n’est plus, tout comme dans le bouquin de S. Zweig, Voyage dans le passé, il est vain de croire que l’on peut encore s’aimer des années après. Ils ont vieilli, et finalement n’éprouvent plus les mêmes sentiments. Le héros ne retrouve plus celle qu’il aimait ; le temps a fait son oeuvre. Cela n’est-il pas vain de vivre sur ce qui n’est plus?
    Je vais lire également La clef de Tanizaki, l’ayant trouvé par hasard dans ma bibliothèque ; certainement plus complexe que Zweig sur la passion.

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  2. Avatar de Frédéric
    Frédéric

    C’est l’occasion de relire mon article sur le Voyage dans le passé :
    Jamais nous ne pourrons revenir sur ce que nous n’avons pas engagé. Il est faible de croire que le fil du temps qui tient le passé et le présent réunis pourrait être assez solide pour ramener le virtuel au réel. Nous devons faire le deuil de nos actes manqués et supporter le poids des possibles morts nés.

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