Voici deux aquarelles faites dans le cadre d’un atelier créatif en Toscane à San Gimignano le village aux tours. Merci à Donatienne et Aurélie…
C’était un atelier intitulé, Trois regards pour une réalité, dans lequel la peinture, la photographie et la poésie se rencontraient pour rendre compte d’une même réalité. C’est toujours cette idée du percept. Comment se saisir des choses de façon pure, neutre, en mettant à distance les concepts. Je ne vois pas les choses, mais les mots collés sur elles. L’art se libère des conventions et nous permet d’atteindre une autre dimension du réel, donc une autre réalité!
Dire c’est trahir… Comment l’art peut-il être fidèle au réel ? Justement en ne le copiant pas, mais en le réinvestissant. L’artiste ne veut pas le réel, il veut se réaliser.
Pour ma part j’avais fait ce texte :
J’espace ma peine à découvert
Tous les visages me sont étrangers,
Ils me retiennent loin de toi,
Lourdes, leurs portes restent fermées.
Je n’entends qu’un soupçon de voix
Comme un éclat de murmure
Une ombre sonore qui se déploie,
Qui lézarde, brise les murs,
Donnant à mon coeur une illusion de joie.
Derrière chaque fenêtre, c’est encore toi,
Les pierres, elles, te respirent encore,
Elles portent chacune de tes fois,
Le parfum ambré de ton corps.
Contre elle je me repose parfois,
Pour renouer les liens d’ hier,
Quand chacun était l’autre de soi,
Alors, j’espace ma peine à découvert.




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