Le magasin des suicides de Jean Teulé

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Jean Teulé

Le Magasin des Suicides édition Julliard 2007

 

Voici un sujet difficile à traiter, mais qui fait toute l’originalité et tout l’intérêt de ce livre.

Peut-on vivre du commerce de la mort sans fausse pudeur et dire aux clients que si on a raté sa vie, on ne doit surtout pas rater sa mort?

Ainsi le magasin des suicides (depuis 10 génrations) offre aux candidat toute une palette de possibilités afin d’en finir dans de bonnes conditions.

Quand une cliente remarque le sourire du petit dernier, Alan, Mme Tuvache prend son mari Mishima à témoin, « personne n’a jamais souri dans la famille Tuvache ». Le Ton est donné! Avec le fournisseur « M’en Fous La Mort », rien de plus facile que d’en finir, si on le désire vraiment. Ainsi M.Tuvache n’hésite pas à conseiller le seppuku à un prof de gym qui souhaitait au départ une immolation à l’essence ou au napalm…

Le client hésite et a peur de ne pas en avoir le courage, il ose une demande de service à domicile, M. Tuvache s’en indigne « on n’est pas des assassins, tout de même ».

Je ne vous parlerai pas du cadeau d’anniversaire offert à Maryline, mais ce Death Kiss marque le début de la fin du Magasin des Suicides. Son amour pour Ernest et le rôle prépondérant du petit Alan vont opérer une révolution dans le petit monde des Tuvache.

Peut-être que d’ici peu, au Magasin des suicides on pourra trouver un Mistral Gagnant à coup sûr et ne plus engager le dernier jour du reste de sa vie mais le tout premier.

A lire donc, pour ceux qui regardent tous les aspects de la vie avec le sourire


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