Plus que dérangeants propos du Pape François sur l’homosexualité!

Le Pape est-il un hypocrite ? Un homophobe calculateur, trahi par sa fatigue ? Ou la victime de ses mots équivoques ?

En février il était tout « miel » devant un homosexuel et lui garantissait l’amour de Dieu, malgré tout !

Qui se pose la question de l’amour de Dieu pour un hétéro ? Dieu aime ses enfants, c’est l’amour pour Dieu qui est problématique pas le contraire. Le rôle de l’Eglise est en revanche plus essentiel dans l’accueil et la reconnaissance des différences.

Disons que jusqu’ici, le Pape François avait donné le change, mais hier dans l’avion qui le ramenait d’Irlande, le masque est tombé.

Il répond, à la question d’un journaliste sur ce que des parents peuvent faire devant l’homosexualité de leur enfant, ceci :

« Je leur dirais premièrement de prier, ne pas condamner, dialoguer, comprendre, donner une place au fils ou à la fille ».

Pourquoi pas, mais comprendre quoi ? Qu’il soit encore difficile de vivre pleinement sa différence et que même dans les pays les plus humanistes, l’homophobie demeure larvée et souvent la bienveillance n’est qu’un voile d’apparence. « La normalité » demeure un carcan étouffant ! Il suffit de regarder la discrimination pour le don de sang dont fait l’objet la communauté LGBT.

Mais la suite m’a fait tomber de mon crucifix dès potron-minet :

« Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après vingt ans ».

Que le pape confonde Psychiatrie et Psychanalyse, il n’est sans doute pas le seul. Qu’en Argentine, la médecine soit une réponse à l’homosexualité, certains diront ironiquement que c’est un moindre mal, si on pense au sort des homosexuels en Tchétchénie par exemple.

 Je réponds au Pape, qu’il n’a pas le droit de traiter l’homosexualité comme un mal !

Si quelqu’un doit veiller à la bonne formulation des maux, c’est bien lui ! On ne demande pas à un hétérosexuel de se justifier ou de se soigner. On ne juge pas les différentes pratiques sexuelles et amoureuses de l’hégémonique hétérosexualité…

Que vient faire la psychiatrie ici. Il faudrait comprendre ce qui a fait que cet enfant soit homosexuel, mais pourquoi, dans quel but, avec quelles finalités ? Le faire changer, lui montrer le droit chemin ?

De quel enfant parlons-nous ? Avant sa maturité sexuelle, il n’est qu’un enfant (fille ou garçon), ensuite il est un jeune adulte homosexuel ou hétérosexuel (pour simplifier), mais il n’a pas choisi, conséquemment il n’a pas à être corrigé ou redressé. On doit lui permettre de s’épanouir au mieux et l’Eglise (dont le Pape François est le chef sur Terre) doit faire ce qu’elle peut (et elle peut beaucoup) pour faire évoluer les mœurs, les pratiques, les lois afin de construire un monde meilleur pour tous.

On se découvre homosexuel, on s’accepte ou pas ainsi (la faute à qui ?), mais il n’y pas de « mal » à purifier ou de folie à soigner… Il y a simplement une conscience qui cherche le bonheur.

Les mots du Pape sur la place des parents en soutien de leur enfant, ne suffisent pas à lever mon sentiment de malaise…

 « Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité ».

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