Indochine et College Boy,
On peut (si vous avez vu le clip) s’étonner à la fois des réactions excessives de certains mais aussi du décalage entre les images et le texte. Même Nicolas nous avertit ???
Pour le clip, vraiment de belles images, ni plus ni moins violentes que ce que nous pouvons voir au quotidien. C’est vrai que ceux qui subissent le harcèlement continu sans repos, sans répit, doivent trouver bien reposants ces clichés symboliques.
On peut noter la progressivité de la violence, l’indifférence des autres ou leur leur lâcheté. On soulignera la distance entre le mondes des parents et celui de l’ado. La spirale de la violence est ici extrême et très rapide, des petits gestes aux grands maux et à la mort. Le calvaire prend fin comme il se doit sur une croix. La police est ici ridicule et à mon sens dans cette fin de clip, inutile.
Ce garçon (homo, même si cet aspect n’est ni important, ni nécessaire dans le scénario) n’est pas sans force, il tente même de se battre, de résister, mais il est seul… C’est la raison pour laquelle, le dernier mot du clip est intéressant; Merci! A qui est-il adressé? A ceux qui n’ont rien fait pour l’aider, ou à ceux qui le tuent. Car ils le libèrent d’une vie difficile, d’un suicide annoncé?
C’est en ce sens que les paroles de la chanson sont troublantes et ne sont pas en phase avec la lecture du clip. « Ma vie ne sera pas facile, trop différent pour ces gens, et souvent j’ai de la peine, mais moi, j’ai le droit… ». Eux, n’ont pas le droit de me faire violence, mais moi je peux , la violence qu’on s’inflige n’est-elle pas du domaine de l’intime? Le reste des paroles est vraiment en décalage avec le thème du clip…
L’éloge de la différence n’est donc pas pleinement validé dans la mise en image….
Pour finir l’album Black City Parade est intéressant mais dans la dynamique d’Alice et June, donc sans surprise mais pas sans intérêt!


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