Echograffiti du choix du fiacre/Concept créatif

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Texte écrit et bercé au/du son des formidables compositions de Yohann Lemoine (cliquez ici pour en savoir plus), alias Woodkid, son Iron vaut bien le détour.
Mais c’est sur Baltimore’s Fireflies que j’ai surtout pris le chemin de l’échograffiti du choix du fiacre.
Mon idée est simple, se nourrir d’une oeuvre et lui donner un prolongement, comme un écho, ici écrit d’où le concept d’échograffiti.


L’échograffiti du choix du fiacre

De bon matin, je surprends le train-train de la vie,
Toujours pas de trace d’un tramway ni d’une éclaircie,
Seul le bruit de mes pas me ramène à la rue,
L’échograffiti d’un cœur gonflé du déjà-vu.
L’aiguille de mon horloge depuis peu est internée,
Elle passait trop vite, trop facilement, sur l’essentiel,
Aussi je trotte après tout ce que j’ai oublié des ailes
Comme le ruisseau se fuit pour mieux se retrouver,
C’est mon ombre qui me pousse et me fait « transperrer ».
Les autres ne sont que des figures vides, des puits secs,
J’envisage sans eux les minutes lourdes qui surviennent.
Je me repose en guerre, en tension contre tout, contre moi,
Même si naguère je n’ai pas su défendre mon acte de foi.
Pudique, sur les fonts baptismaux je me ressource encore,
D’un mystère silencieux, d’une flamme qui me dévore.
C’est lui qui alimente ma démarche de roi, mon sacre,
L’épilogue d’un destin hésitant dans le choix du fiacre.

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