
Solidarité de paillettes
On entend que les stars se mobilisent pour Haïti et cassent leur tirelire.
Un exemple parmi d’autres. Gisèle Bündchen, la célèbre mannequin brésilienne, va donner 1,5 millions de dollars, son revenu annuel était en 2008, de 25 millions de dollars (en baisse).
Or, si on ramène ce don au salaire de monsieur Tout-le-monde (un smic à 1340 euros), on se retrouve avec un équivalent à 970 euros.
Pensez-vous que vous feriez les gros titres des médias si vous faisiez un chèque de 1000 euros? Sûrement pas, mais alors pourquoi les médias en font-ils l’écho ?
Peut-être pour engager un cercle vertueux ?
On peut aussi remarquer que pour l’homme ordinaire, un manque de 80 euros sur un mois peut engager des soucis de trésorerie… Notre mannequin avec 2 millions de dollars mensuels devrait pouvoir encore s’en sortir.
Alors que penser de ces gestes?
Comme Hannah Arendt, je pense qu’un acte moral doit demeurer discret. Ces stars donnent et c’est très bien, mais nous ne devrions pas le savoir. Quand la morale s’étale, elle perd sa profondeur et donc sa valeur. Fais ce que tu dois, advienne que pourra…
Ainsi chacun dans le coeur de sa conscience doit faire ce qu’il juge être nécessaire, selon sa situation. Ce qui ne coûte rien, ce qui ne nous coûte rien n’a pas de valeur.
Ce qui ne nous coûte rien, n’a pas de valeur !
Une réponse à « Ce qui ne nous coûte rien, n’a pas de valeur ! »
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J’approuve…
et je prouve (avec un exemple sportif, pour changer de mes habitudes…): un footballeur professionnel (TH pour ne pas le nommer) aurait fait un don de 56000 euros pour Haïti, avec toute la com’ qui va avec…et cette déclaration « Je sentais que je devais faire qqch »… Gros effort donc…cette somme correspond à moins d’une journée de salaire pour lui! (tellement c’est un footballeur pro, tellement les sommes qu’ils gagnent sont indécentes…)J’aimeJ’aime
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