Un portrait pour ne pas s’accepter mais pour mieux s’excepter !
Leiris dans les premières pages de L’âge d’homme écrit ce qui servira à Jacob pour l’homme de chair et de reflet ;
« J’ai horreur de me voir à l’improviste dans une une glace car, faute de m’y être préparé, je me trouve à chaque fois d’une laideur humiliante. »
Cette photographie, pour ceux qui ne me connaissent pas, est une façon de me présenter après 18 mois d’existence par la médiation de ce blog. Pour les autres c’est une parole muette destinée à traduire les voeux que je ne prononcerai pas.
Photographie prise en toute fin d’année par ma fille, Julianne. Il y a dans ce regard toute l’ironie qui m’habite non pas face aux autres, mais face à moi-même. La regardant, je n’y vois d’abord que les stigmates du passé, tant physiques que psychologiques. De plus près j’y devine la détresse de l’être-pour-la-mort au sens d’Heidegger, cette conscience nécessaire d’un temps qui passe et qu’il est dérisoire de vouloir retenir.
Mais, il y a peut-être aussi un défi que je lance au temps, un sourire à ceux qui me voient tel que je suis et non tel que je me donne à voir.
Alors pour ceux qui sont dans mon esprit, je dis que vous comptez plus que vous ne l’imaginez, et ceux qui me lisent et m’apprécient, je les en remercie.
Belle vie à tous!

Laisser un commentaire