L’arbre de la liberté, un vrai monument public aux feuilles chargées de symboles et d’histoires.
Un des plus vieux se trouve à Bayeux, c’est un Platane commun ou Platane à feuille d’Erable, planté le 30 mars 1797.
L’histoire retiendra que c’est le curé de Saint-Gaudens dans la Vienne qui le premier eut l’idée de planter un chêne comme symbole du passé qui enracine l’avenir.
Le curé Norbert Pressac de la Châtaignerie prononça les mots suivants :
« Au pied de cet arbre, vous vous souviendrez que vous êtes Français et dans votre vieillesse, vous rappellerez à vos enfants l’époque mémorable à laquelle vous l’avez planté ».
C’est plutôt le peuplier qui a été choisi par les communes libres. Mais la plupart n’ont pas résisté, en particulier aux décisions politiques, celle de Louis XVIII et de La Restauration qui ne pouvaient souffrir ces symboles du peuple triomphant.
Soudain la question qui me vient est celle-ci :
Aujourd’hui quels sont les symboles partagés et respectés par les français ?
Les monuments aux morts ?
Le Drapeau ?
La Marseillaise ?
Le Pastis ?
Johnny Halliday ?
Les cimetières ?
Les haricots verts ?
Michel Drucker ?
Les Eglises ?
Mylène Farmer ?
L’abbé Pierre ?
Si un peuple se définit d’abord par des valeurs partagées, quelles sont-elles ? Que reste-t-il des idéaux de notre nation triomphant de la monarchie et du joug de la servitude ?
J’avoue que je ne sais pas quoi répondre… Si, car je l’écoute en ce moment même, Michel Delpech respire la France dans sa voix, son style, son élégance. Dieu sait que j’aime Bashung, mais il y a une nostalgie, une humanité dans Delpech qui ne peut nous laisser indifférent.
J’en reviens à ma question, et la réponse est toujours la même. Ce sont nos actes qui nous définissent, les valeurs ne comptent pas, seuls les actes ont un impact.
Nos lointains frères en plantant des arbres ne définissaient pas des valeurs, ils les faisaient être.
Quoi de plus essentiel et de plus vrai ?


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