La clef d’une confession impudique

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Junichirô Tanizaki, l’auteur japonais du Tatouage, mort en 1965, nous propose ici une confession impudique à deux voix. Un couple se désespère de s’aimer si mal et cherche une issue heureuse à leur relation.

La clef est donc un roman qui se construit sur deux journaux intimes, lus comme secret de polichinelle par l’un et l’autre, mais sans que rien n’en soit dit jamais.

Ikuko ira plus loin dans la transgression des serments pour donner à son mari le plaisir de l’aimer et de la voir aimée/aimer.

A mon sens, l’amant, Kimura, n’est pas au fond si important, il n’est que la clef de toute l’évolution des sentiments portés. La question est bien de savoir si on peut aimer sans souffrir et sans faire souffrir.

Pour Tanizaki, la révolte des sentiments touve son essence dans le refus d’appartenir et dans la volonté d’offrir sans jamais se faire dé/posséder.

On peut trouver ce roman difficile d’accès, mais au bout de sa lecture, il y a l’évidence des sentiments troubles et le besoin d’interroger sa réalité d’être aimant et d’être aimé.


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