L’arc en celle pour qui je suis !
Tu es là sur le chemin des heures, tu m’attends à chaque pas,
Et chaque fois je m’éloigne, je refuse l’évidence qui nous unit,
Je poursuis l’ombre de ma vie et c’est la lumière qui m’éblouit,
C’est l’arc en celle pour qui je suis qui raisonne dans le débat.
Tes appels sublimignons, je ne les ignore pas, mais pourtant,
Ils ne font que frôler le coeur des choses qui se délitent,
Ils ne font que trôler à l’orée de mes abois que j’évite,
Je t’espère et je te redoute comme une forteresse d’antan.
Mais que faire de ces sentiments? Les préserver pour demain,
Mais sans rompre la chaîne du coeur, car le prix de la délaissée
Ne souffre aucun retard et compte tout le temps vain.
Alors je me repose encore sur les dunes familières,
J’embrasse le présent, à défaut de l’embraser, je le fais profiter,
Si je te garde loin de moi, c’est pour mieux t’aimer.

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