Freud compare la catharsis de la psychanalyse au gain sur la mer permis par les polders. Ainsi chacun de nous doit conquérir sa part obscure, sa part maudite, sur la mère… Il faut se jeter sur son passé pour s’en libérer, comme la mer se donne au rocher pour s’atteindre !
Sur la grève
Du promontoire de mes adieux,
Je veux toucher la terre et les fleurs,
Puis j’irai voir dans l’horizon bleu,
La promesse d’un sentiment d’ailleurs.
Si j’abandonne encore sur la grève,
Un regard à mon passé sans vie,
Sous mes pieds de sable, comme une trêve,
Une langue humide apaise l’agonie.
Déjà, je sens le froid qui m’habite.
L’ombre vacille du secret des lumières,
C’est mon corps tout entier qui me quitte.
Soulagé, je me noie des hiers.
Demain, hypothétique avenir,
Cherche son salut dans le feu du ciel.
Pourtant, je ne pourrai revenir
Heureux, d’une contrée si fidèle.
Ainsi, j’ai découvert l’univers,
Le secret de son âme écumeuse…
Les larmes des hommes saupoudrent la mer,
Du parfum des amours malheureuses.

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