Je t’ai vue dans la rue du premier soupir
Prisonnière de mes souvenirs et de mon désir
La lumière éclairait alors sans voile ton visage
Et dessinait ton corps de mes mains sages
Ton ombre sans parole tenait un sablier
Mon coeur s’affolait des battements familiers
« Le temps chaman est un faiseur d’hiver »
Me disais-tu dans tes atours d’hier
Soudain le soleil s’est couché doucement
Emportant avec lui, le feu follet d’antan.

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