L’arbre du mort précis de généalovie

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J’ ai ouvert le Grand livre de Julien Gracq hier à St Florent Le Vieil (aux pas sages, merci à Chantal et à Mireille de l’invitation). J’ai retenu mon souffle d’écriture mais je ne peux plus, alors je le délivre ici, je le déverse aussi. Peut-être l’idée d’une nouvelle… Je tiens particulièrement à souligner l’idée de la croix qui ne pousse pas en apparence mais en réalité elle enracine l’oubli. Comme cette idée entendue hier d’un poids du passé qui écrase l’individu, un pour-soi gagné peu à peu par l’en-soi, les actes comme une ciguë de matière.

Généalovie dans le m’arbre de larmes ! 

Je t’ai portée si longtemps dans les bras de ma vie,

Au gré des vents du combat de mes insomnies,

Sur les rochers j’ai brisé le temps de nos étés,

Ces jours de soleil dans le dédale des nuits, enlacés.

C’est comme un cri muet qui s’échappe de la terre,

Une onde sonore irise les ombres de ces instants,

Les fait miroiter dans la pâle heure du jour d’hier,

Puis retombe en paix et se repose juste mille ans.

L’arbre du mort est un réconfort, pour les vivants

Cette croix dressée ne pousse qu’en profondeur,

Elle assure que ce qui est là, le sera longtemps,

Elle indique la direction de l’oubli, sonde sa teneur.

Une main encore s’accroche au ciel, se signale,

Nous dit combien il est difficile de s’ atteindre,

Au plus profond de la nuit, ce geste est un râle,

Je vous voudrais tant que tu me souviennes, sans m’éteindre!


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