Vous l’avez en tête encore, mais je le propose à nouveau, aux nouveaux. Je trouve que la photographie lui donne un nouvel éclatrage. Pas fous ?
Sur les dunes
Le sang coule sur ma peau, puis sanglote,
Rigoles de vie sans but et sans trace.
Ce temps sur mes os attaque et grignote
L’insolence des prétentions de glace
Sur le relief parfumé du désert,
A l’abri des paroles, à sa cime,
Je contemple l’agonie éphémère,
Soulagé, repu de ce denier crime.
Jamais, je n’aurai d’indécents regrets
Dans l’oubli d’une victime innocente.
S’il ne faut jamais se manquer d’un trait,
Mon visage est un adieu sans offense.
Contre les dunes, oublié, étourdi,
Je commencerai pour la première fois,
L’inventaire allusif, d’un monde fini,
Promenade de l’amour… à la foi.

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