Le 11 novembre la Loire était à 2, 81 mètres à Montjean sur Loire.
Rien d’alarmant, certes, la mémoire de nos anciens est peuplée de montées des eaux plus impressionnantes. Mais le franc-comtois que je suis est quand même très étonné par la rapidité avec laquelle l’eau monte et de même pour la décrue.
Le cliché n°1 est pris depuis la levée qui réunit le pont de Montjean à celui d’Ingrandes. Le n°2 est pris près du pont de Montjean sur les quais. Le cliché n°4 est une vue de Loire avec en perspective le pont de Montjean. Enfin le n°3 me permet de vous présenter une vue depuis mon bureau, la Loire est à 800 mètres, l’été je ne vois que le sable et le pont, et les tentes des campeurs en face.
C’est l’occasion de relire un poète qui nous conte l’eau de la lumière et les reflets du temps sur les visages défunts.
Francis VIELÉ-GRIFFIN (1863 – 1937) poète de la Loire…
La lente Loire passe altière et, d’île en île,
Noue et dénoue, au loin, son bleu ruban moiré ;
La plaine, mollement, la suit, de ville en ville,
Le long des gais coteaux de vigne et de forêt ;
Elle mire, orgueilleuse, aux orfrois de sa traîne
Le pacifique arroi de mille peupliers,
Et sourit doucement à tout ce beau domaine
De treilles, de moissons, de fleurs et d’espaliers.
Ce jardin fut le nôtre ; un peu de temps encor,
Ta douce main tendue en cueillera les roses ;
J’ai regardé fleurir dans sa lumière d’or
La fine majesté des plus naïves choses :
Les reines ont passé : voici la royauté
Des Lys, que leur blason au parterre eût ravie,
Et voici, fraîche encor d’éternelle beauté,
La frêle fleur éclose à L’Arbre de la Vie.




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