Pour elle,
Comme un courant d’air qui me traverse
Tu cours dans la vie quatre à quatre vers moi
Sur le fil tenu, tu tangues et t’ancres à l’averse
Devant mes yeux éperdus de toi, d’émois,
Ces sentiments me laissent à la renverse
Ils se posent sur les feuilles qui planent
Et prennent le contre temps qui se déverse
Jamais loin de nous, il y a le vent qui trame
Sa robe d’automne et ses guirlandes colorées,
Quand la nuit se fait sombre devant ma peur,
Tu tiens mes mains jointes en prière sacrée,
L’ équilibre est parfait, il tient en respect les heurts,
Tu te faufiles alors en douce sous les draps de soie,
Délits de jeunesse que rien ne presse au coeur
D’une enfance défunte mais radieuse par foi,
En moi s’écoulent deux à deux les gouttes du temps,
Nocturnes douces intimes que rien ne troublera,
Toujours sur l’étoile des Sud s’échoue ton souffle volant,
Et sur les croches de ton saoul rire s’accorde un extra.

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