Je flotte encore

 

Je flotte encore

Je flotte dans le ciel, comme on tombe de haut

Sur mes talons, l’aiguille me fait avancer

J’imagine un rêve ailleurs plus beau,

Un monde où enfin je pourrais t’aimer

Mais tout battement de ciel me ramène à toi

Et tout bêtement sans elle, je ne suis rien.

Au lointain l’ombre d’un soupçon

Me ramène au rivage de ton visage,

C’est comme une plage d’abandon,

Dont seules les traces font le sillage

Mais tout battement de ciel me ramène à toi

Et tout bêtement sans elle, je ne suis rien.

Enfin je m’interpelle et j’arrête de te croiser

Sur les chemins noyés de ma mémoire,

Je me résigne à l’espoir d’avoir aimé

Je fixe les clous sans te croire.

Mais sans attendre le ciel, je me tourne vers toi,

Sans atteindre celle qui fait que je ne suis rien.


2 réponses à « Je flotte encore »

  1. Celui-ci me plaît particulièrement, un peu comme ceux de Cabrel. Désolée pour mes commentaires si pauvres mais la poésie me parle moins que la peinture ou les romans. La philosophie et la raison ont eu raison de ma sensibilité esthétique ???

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