Vous connaissez tous le tableau « le cri« (volé deux fois) d’Edvard Munch (sur le billet de banque) le peintre expressionniste norvégien (12/12/1863-23/01/1944). Mais vous ne savez peut-être pas que le peintre a fait quatre représentations de cette scène. Il s’agit de la traduction d’un souvenir réel de Munch en ballade avec deux amis, sur la colline d’Ekeberg, avec Oslo en arrière-plan. Il fut saisi d’une angoisse fulgurante qui le terrifia, le ciel était devenu rouge sang, il perçut un cri infini traversant l’univers…
On peut facilement faire le lien avec l’existentialisme de Sartre. En effet, pour notre philosophe, l’angoisse est la conséquence de notre liberté. Tout dépend de nous, à chaque instant nous inventons le monde, et nous détruisons ce qui pourrait être (néantisation). Le « pour-soi », être de conscience, essaie de se réaliser dans des « en-soi » toujours transitoires et décevants. On ne peut se reposer que nous-même et le repos est bien inconfortable…
Le cri traduit l’expression de l’esprit enfin lucide plongé dans les ténèbres de sa conscience solitaire (solipsisme cartésien). Le cri nous montre le vrai visage de l’homme, celui qui est au coeur de son essence, mais qu’il se refuse à voir.


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