Elle dort de Francis Cabrel

Quelle belle chanson ! Je suis sous le charme…

L’idée de chanter les désirs impossibles à travers le rêve,  ce que nous voudrions tous, faire que ce qui nous manque soit possible. Moi, si je pouvais je marcherais dans les rues de Besançon  avec mon ami François, on parlerait comme si de rien de la pluie qui nous unit, des arbres qui nous regardent vivre notre belle amitié. Les rues seraient à notre écoute, les nuages en déroute.

Vous me direz que le texte de Cabrel parle d’une jeune fille en fauteuil qui s’imagine valide. Je vous répondrai que cette jeune femme est heureuse malgré tout… J’ai eu la chance de connaître François, c’est une joie encore aujourd’hui, malgré sa terrible absence. L’enfant jamais descendu du manège… c’est beau ! Je suis pour toujours avec toi sur les remparts de la citadelle et nous regardons le monde qui s’étire au soleil…

Paroles de Francis Cabrel 

Elle danse sur des parquets immenses
Aussi luisants qu’un lac
Confuse dans les vents qui s’amusent
A sa robe qui claque
Ondulant comme une flamme
Ballerine
Elle balance sans effort
Elle rentrera par le grand escalier
Qu’elle adore
Elle court
Par les ruelles autour
Dans les rires et les flaques
Légère
Par dessus les barrières
Et les grilles des parcs
Ondulant comme une flamme
Elle s’envole au bras d’un conquistador
Sur la chaise mobile
Où lourdement pèse son corps
Elle dort
C’est l’histoire d’à peine une seconde
Enfin
Elle peut faire comme tout le monde
Poursuivre un oiseau un ballon un trésor
Mais elle dort
Attachée à un siège
Comme sur l’eau
Le bouchon de liège
Et toujours ce film
Qui la ramène au bord
Elle sort
Ni blessée ni fragile ni poupée de cristal
Dehors
Où le monde défile
A vitesse normal
Ailleurs
Dans d’autres costumes
Et debout
Surtout dans d’autres décors
Sur la chaise mobile
Où lourdement pèse son corps
Elle dort

Elle dort
Comme on plonge dans un livre
Elle dort
Comme on commence à vivre
Surtout quand le monde accélère
Dehors
Mais elle dort
Attachée à un siège
L’enfant Jamais descendu du manège
Elle aime ses heures brûlantes
Où Elle pense
Qu’elle danse
Qu’elle danse
Qu’elle danse sur des parquets immenses
Aussi luisants qu’un lac
Confuse dans les vents qui s’amusent
A sa robe qui claque


,

4 réponses à « Elle dort de Francis Cabrel »

  1. elle est magnifique en effet. sur le même CD, un autre titre vous plaira peut-être : »Les gents absents ».

    J’aime

  2. Bonjour,
    j’adore cette vidéo vue lors d’une émission, que je vois supprimée malheureusement, et que je voudrais pouvoir retrouver… Pouvez-vous m’aider ?
    merci par avance
    Helene

    J’aime

  3. Bonsoir,
    Désolé je viens de vérifier l’article, effectivement la vidéo n’est plus accessible. Mais cet article est trop ancien, je ne me souviens pas de la source de cette vidéo.
    Sincèrement désolé

    J’aime

  4. Comme sur l’eau, le bouchon de liège et toujours ce FIL qui la ramene au bord

    J’aime

Laisser un commentaire