
Aujourd’hui je vous conseille une lecture et un film, mais malheureux, il convient de ne pas inverser l’ordre.
D’abord le livre et ensuite le film, tiré du premier et portant le même titre :
Sur la plage de Chesil de Ian McEwan, paru en 2007 chez Gallimard en 2008 et le film de Dominic Cooke sortie en août 2018.
Pourquoi commencer par le roman de façon impérative ?
Pourquoi ne pas se contenter du film ?
Celui-ci n’a d’intérêt que comme une réponse aux dernières pages du roman, on pourrait même sauter du dernier mot aux dix dernières minutes du film. Le film est décevant pour le lecteur dans un premier temps, les images n’ont pas la force des mots et le beau jeu des acteurs manque de clés pour bien saisir ce qui se joue dans cette nuit de noces. Mai il prend sa revanche à la toute fin et récompense le spectateur. La fidélité au texte est transcendée par un choix du réalisateur, qui est selon moi dans l’esprit du texte et convient bien au cinéma.
Ce point flou qui s’éloigne sur la route de galets, on le retrouve dans le film et ce moment est fort, très fort et sauve tout le film.
Nous avons tous notre Florence ou notre Edward, notre Bella… Avec qui notre existence aurait été autre, pas meilleure, pas nécessairement plus heureuse, mais autre. Une autre vie… or la nôtre, on l’a choisie, on doit l’assumer, même si parfois, on se dit que…
Si j’avais 14 ans ou à peine plus, je crois que j’aimerais qu’on me conseille ce livre, mais je crois aussi qu’il peut éclairer l’adulte sur ses attentes, ce qu’il doit à l’autre, ce qu’il peut lui demander.
Il y des décisions qui font et fondent toute une vie…
Le cœur du récit sera dans l’évaluation d’une vie réussie.
C’est quoi réussir sa vie ? Ne pas avoir de regrets ou ne pas avoir de remords ?
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