Bonjour,
Pour renaître, il faudra d’abord mourir. Comme ce n’est pas prévu, je prendrai une autre voie, celle d’une nouvelle façon de vivre. J’ai peut-être malmené ce corps, je ne le ferai plus, je lui donnerai désormais la priorité.
Le temps me semble long, surtout la nuit…
L’avantage de ces situations c’est qu’elles éclairent tout sous le prisme de la sincérité. Le monde du travail est sans pitié et sans égard.
Je ne peux pas encore lire. Je fatigue beaucoup pour ce qui nécessite de l’attention. L’antagonisme des fractures rend contradictoire et douloureux mes efforts. Mon opération du dos nécessiterait de marcher mais ma jambe est immobilisée pour un mois encore… Béquilles et fauteuil sont facteurs de douleurs.
Mais il y a quand même quelques victoires modestes. Se lever sans trop se faire mal ou dormir deux heures d’affilée ou encore retarder la prise d’antalgiques. Je dois aussi vivre au rythme des piqûres d’anticoagulant pour trois mois.
Le moral est variable mais à la maison c’est quand même plus facile. Le plus difficile c’est d’attendre sans pouvoir sur les choses.
Merci à ceux qui m’envoient de la force.
Je n’écrirai plus avant d’avoir du vraiment significatif !
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