En ce lundi 7 novembre, sur le chemin du lycée, la grâce était au rendez-vous sous la forme d’un paysage familier mais redécouvert.
Je dois ce regard offert à la lecture d’Oreiller d’herbes de Sôseki. Ce texte de 1906 est à mon sens la meilleure façon de découvrir la poésie orientale et sa distinction face au regard européen. L’artiste japonais devient ce qu’il regarde, nous, nous restons spectateurs. Cet après-midi, un instant j’étais cette barque en communion avec l’eau et la nature.
Que cet haïku signe cet instant magique!

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