Karsten Lund nous plonge dans l’intime, dans le secret d’une famille. Il nous livre les clés, les codes d’une micro-société qui derrière les sourires cachent l’angoisse, l’hypocrisie, l’envie mais aussi les plaisirs simples et la joie d’une mère quand elle regarde son enfant. Il y a d’ailleurs (en fin d’ouvrage mais je ne peux en dire plus) une description du désir comme commun, partagé mais pourtant si singulier, propre à chacun.
Du naufrage d’un trois-mâts en 1902 au large d’une petite ville du nord du Danemark jusqu’à l’épilogue, on cherche à percer le brouillard qui entoure les différents personnages qui nous accompagnent dans cette saga familiale où les pêcheurs ne sont pas d’Islande mais du Jutland.
Vous aimerez Tonny comme un ami d’enfance, comme l’ami d’en face. Vous aimerez sa différence comme on aime la lumière de l’aube, pour sa pureté et sa fragile assurance.
400 pages à dévorer cet été, qui vous attendent depuis plus de 4 ans (aux éditions Gaïa , mars 2009)

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