Deus vult

Le Rêve

Lire du Zola, c’est un peu déZOLAnt, surtout quand on passe à côté de ces ouvrages récents pour lesquels la critique ne tarit pas d’éloges.

Et puis je me lance, Les Rougon ne m’accapare pas, mais comme vous j’ai lu, il y a fort longtemps, l’Assommoir, Nana ou Germinal ou encore la Human Beast. Et puis dans ma bibliothèque je repère un petit ouvrage, il semble un peu perdu au milieu des monuments de la littérature classique.

Le rêve, ouvrage écrit au début de janvier 1888, juste après la Terre.

Le début nous fait penser à Cosette mais la fin plus du tout.

J’avoue que la montée de l’intensité dramatique se fait un peu attendre et que j’ai la tentation de ne pas finir ce rêve et de plonger dans les miens.

Mais je m’accroche, c’est du Zola tout de même !

Et puis le génie opère je ne lâche plus ce livre et l’apogée me laisse sans force, ému et bouleversé jusqu’à l’âme.

Avant que ce soient les cœurs purs qui nous ouvrent les veines, on voit s’animer les merveilles de la Cathédrale, les métiers de l’art et la simplicité du quotidien.

La dimension religieuse est la source de toute l’alchimie qui conduit au miracle de l’amour mais pas de la vie.

Pas de Happy End, le rêve de Zola ne nous permet pas de retourner dans le sommeil tranquille d’une vie ordinaire, il nous invite à l’existence qui se jauge sur un instant qui vaut mille vies.

Si Dieu veut, je veux !

« Et au sommet du bonheur, Angélique avait…. »

A vous de découvrir la suite.

Laisser un commentaire