C’est un sondage de fin janvier du magazine Stern qui nous l’annonce, en ces jours du souvenir de la libération du camp par l’armée rouge (le 27 janvier 1945).
Je vous laisse méditer cette réalité et le sens à donner au devoir de mémoire.
Ce chant des marais a été composé par des déportés allemands en 1934, il est aujourd’hui l’hymne des anciens déportés.
Le Chant des marais
Loin, vers l’infini, s’étendent
Les grands prés marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante
Dans les arbres secs et creux.
Ô terre de détresse
Où nous devons sans cesse piocher, piocher !
Dans ce camp morne et sauvage,
Entouré de murs de fer,
Il nous semble vivre en cage,
Au milieu d’un grand désert.
Ô terre de détresse
Où nous devons sans cesse piocher, piocher !
Bruit des pas et bruit des armes,
Sentinelles jour et nuit,
Et du sang, des cris, des larmes,
La mort pour celui qui fuit.
Ô terre de détresse
Où nous devons sans cesse piocher, piocher !
Mais un jour dans notre vie,
Le printemps refleurira,
Libre alors, ô ma Patrie !
Je dirai : tu es à moi.
Ô terre enfin libre
Où nous pourrons revivre, aimer !
Ô terre enfin libre
Où nous pourrons revivre, aimer, aimer.
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