Il faut pénaliser les clients des prostitués et cesser d’être des hypocrites !

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Le comédien Philippe Caubère trouve je cite, « abject », de vouloir pénaliser les clients des prostitués.
Mais de qui se moque-t-on?
Il faut dit-il encore qu’on laisse les prostituées prendre soin de la misère sexuelle de pauvres hommes démunis d’affection.
Mais nous parlons, M. Caubère, de corps dont on se sert pour se vider au sens propre et au sens figuré. Je n’y vois aucune noblesse, aucune grâce, encore moins d’humanité. Il est vrai que ceux qui ont de l’argent se donnent bonne conscience en croyant aider ces femmes. Il y a de nombreuses façons d’aider son prochain, je ne crois pas que d’abuser de sa faiblesse, en soit un.
L’argent à cette vertu de tout purifier. C’est ce que vous voulez vous laisser croire, je crois qu’il n’y a pas de prostitution heureuse et qu’il n’y a pas de clients qui ne soient des salauds.
Vous êtes en colère, moi je suis écœuré de vos propos et de votre lecture hypocrite de la réalité. Offrez donc vos services à ces pauvres cœurs dont vous nous parlez, et le corps humilié vous viendrez réitérer vos propos.
Je croyais que les comédiens avaient le sens de l’humain, je vois qu’ils ont surtout le sens de la mauvaise foi, au sens sartrien.
Faire l’amour à une femme c’est répondre à une demande, ce n’est pas répondre à une offre, encore moins à une pulsion. La masturbation répond à votre misère sexuelle, mais peut-être que le faire vous-même vous dégoute…


7 réponses à « Il faut pénaliser les clients des prostitués et cesser d’être des hypocrites ! »

  1. Oui, je suis d’accord avec toi, mais tant de femmes par le passé et encore maintenant ont vendu leur corps dans le mariage, et pour des clopinettes à l’arrivée, que tout cela déborde le simple problème de la prostitution, et nous invite à réfléchir à une égalité financière et sexuelle… je lie volontairement les deux.

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  2. … et de traquer surtout les proxénètes qui obligent les femmes à se prostituer et la misère qui les y contraint. le client est peut-être le bouc émissaire dans l’affaire, même s’il a sa part de responsabilité…

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  3. Je n’ai pas de scrupules à penser la lutte contre le proxénétisme, mais pour moi, c’est un problème de délinquance, de criminalité. Celui qui tire de l’argent est-il plus ou moins coupable que celui qui abuse du corps.? C’est le vol et le viol qui sont en cause.
    J’ai beaucoup de mal à minimiser la responsabilité des clients…
    Ils voient bien qu’ils sont face à une personne, un égal, un coeur, un regard… Le corps est l’arbre qui cache la forêt de l’âme, ou qui la gâche… Je ne suis pas obligé de répondre à un besoin sexuel impérieux par le moyen d’un autre que je ne respecte pas en tant que personne. Peut-être qu’après cet ersatz d’amour, je pourrai voir le mal que j’ai fais, quelle image de soi, alors?

    Merci de tes nombreuses visites….

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  4. Avatar de Sandrine
    Sandrine

    Cela fait partie de l’esclavage moderne, d’une déshumanisation officieuse, sinon officielle de la femme. Alors quand certains rajoutent qu’elle y trouvent du plaisir… Nous avons certes le devoir de respecter notre corps, de ne pas le vendre, nous avons toute une dignité, mais sous la contrainte économique ???
    Il y a effectivement derrière ces femmes un marché et souvent une maffia puissante et organisée. Par ailleurs comment pénaliser les clients? Faudra-t-il qu’un agent des forces de l’ordre face le guet? Nous allons nous trouver face à tous les notables du coin !!! Une fois le client dissuadé de revenir, que deviendra la prostituée? Qui va s’occuper de sa réinsertion???
    J’ai même lu des choses sur la réouverture des maisons closes…

    Bises

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  5. Désolé Bettina,
    Une mauvaise manipulation…et j’ai effacé ton message pourtant si riche pour notre réflexion…
    J’ai vraiment les doigts carrés parfois…
    Encore sorry

    Je l’ai retrouvé…

    Oui, je suis philosophiquement et moralement d’accord avec toi, je trouve la pratique agressive, et maladive pour tout dire, mais parfois, j’éprouve de la compassion pour ces êtres qui ne trouvent pas d’êtres pour partager l’amour, et par ailleurs, je sais que les moeurs sont tellement en retard que certaines femmes, dans le passé, ne pouvaient concevoir l’amour physique sans honte ou dégoût (cf le poids de la religion), ce qui entraînait la misère sexuelle entre les époux souvent, et encore maintenant, même si les moeurs ont évolué.
    Je me dis que nous progresserons sur ce terrain si le poids de la religion et de l’hypocrisie diminuent, si la liberté progresse, et si l’exploitation régresse, donc.
    Dans un premier temps, empêcher les trafiquants des corps d’agir serait déjà une très bonne chose…
    Ensuite, donner la liberté totale aux êtres de vivre une sexualité sans tabous, comme nous l’avons pensé dans les années 70, donnerait à chacun la possibilité d’aimer et d’être aimé.
    Les normes et les codes sociaux en la matière (pubs, magazines, images de « people »…) sont destructeurs de la personne humaine dans la mesure où ils établissent des critères sélectifs et inhumains, mécaniques.
    C’est là notre plus grande misère. Je suis pour l’a-normal, l’original, l’unique. Voilà ce qui me semble être la richesse du monde, sa diversité tant qu’elle n’est pas mise en « système ».
    Bon, je suis bien bavarde ce soir, excuse…
    Mais c’est bien agréable de voir l’intelligence s’exprimer sur ton blog… je n’ai pas de mérite à revenir te voir, c’est un plaisir… merci à toi surtout pour ton style, tes appels d’air, tes poèmes… la légèreté de ta présence.

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  6. Sandrine,
    Je ne suis pas certain des modalités… Mais ne rien faire c’est contribuer, participer, alimenter…
    L’éducation, là encore, est la clé de tout… Une femme, un homme ont toute liberté sur eux-mêmes, mais si la détresse les conduit au désespoir, ou fait d’une torture une profession, nous ne devons pas fermer les yeux. La justice c’est de considérer toute chose comme égale, nous dénonçons les violences conjugales, nous devons lutter contre les violences maquillées en plus vieux métier du monde, à portée sociale et pacificatrice des pulsions ordinaires…
    Je n’ai pas les réponses…
    Indignons-nous… C’est dans l »air du temps…
    Bises aussi 😉

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  7. C’est vrai que nous avons de quoi nous indigner en ce moment, mais je crois que dans le sujet qui nous occupe, je crains que ce ne soit encore le pauvre bougre sans le sou qui se fasse pincer pendant que le richissime se paiera une poule de luxe à la Berlusconi pour ses vieux jours. Il ira même jusqu’à se marier avec elle et à lui faire des enfants… on parlera d’amour? Il est bien évident que les jeunes femmes qui se prêtent à ce jeu là (et elles sont nombreuses) aiment rarement celui qu’elles épousent… elles louent leurs ventres et assurent leurs vieux jours…
    Je crois que tu idéalises trop les femmes. Certaines n’ont aucun scrupule non plus. Je voudrais bien sûr pouvoir dire le contraire, mais malheureusement, je dois me soumettre aux évidences, elles ne sont pas plus morales.
    En revanche, les jeunes filles forcées à se prostituer, esclaves de proxénètes, soumises à un trafic devraient être délivrées, elles, de leurs tortionnaires.

    Comment ne faire payer que le client donc…? C’est comme faire payer le petit consommateur de drogue, et laisser courir le dealer, ou pire, le trafiquant qui tire les plus gros profits.

    Enfin voilà, c’est plus complexe qu’on ne le pense cette question qui touche à la sexualité. Ce qui me choque le plus ce sont les profits que d’autres se font sur ce commerce. La prostituée et son client en fait, sont entre adultes consentants après tout…

    Ce problème révèle surtout à mon sens que nous ne sommes pas encore sortis de l’esclavage tout à fait pour certaines pratiques et certaines questions…

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