La nuit est là, près de moi, enroulée dans mon drap de lente agonie,
C’est vrai, elle partage ma vie, me goûte, se délecte à l’envie,
Son aube est mon linceul et le décompte sans effort se déchiffre,
Il est évidence, chemin de sentiments, d’émotions partagées en friches.
Cette vie, danse intime, est un présent des dieux, un souffle pur,
Que nous portons comme une mue, seconde peau qui rassure,
Mais qui attendra l’ultime pour se couper de nous et choisir lucide
De parer l’invisible de notre allure au printemps des sylphides.
Empreinte dans mon d’âme d’Ungaretti, merci Aurélia de m’avoir associé à lui, j’en suis très honoré!
Peinture de Serena Maffia, son site en un clic!

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