Rien à voir avec la saga Twilight, enfin le thème central de la transformation pour renaître à soi même est cependant omniprésent.
Stephenie Meyer nous livre ici un récit dont la profondeur intellectuelle est sans conteste. Faisant mine de nous raconter l’invasion programmée de la terre, par une une intelligence colonisatrice, elle nous conduit finalement sur les chemins de notre humanité.
Qui aime-t-on quand on aime ?
Le corps de l’autre, son cœur, son âme ?
Peut-on aimer et détester une seule et même personne?
La séparation est aussi une des idées majeures de ce texte? Apprendre à vivre l’absence, la disparition de l’autre, aimer avoir aimé, aimer être aimé aussi.
Si vous rentrez dans l’acceptation de la possession du corps par une âme étrangère, alors ce livre vous tiendra en haleine, peut-être même que Gaby, la vagabonde aux multiples vies, vous arrachera quelques larmes.
Je ne rentre pas dans les détails, car là encore, c’est un livre dont on se délivre mais qu’on ne délivre pas, qu’on ne dévoile pas.
L’épilogue est intéressant et exception qui confirme la règle, nous renvoie à la rencontre de deux mondes qui se découvrent pour mieux s’accepter. Les loups-garous, les vampires et les hommes, deviennent les humains, les mille-pattes et les indigènes. On comprend alors que ce qui nous unit au-delà de nos différences, c’est la conscience, ce savoir intime qui nous élève en dignité (mais aussi en responsabilité) au-dessus de toute autre forme de vie.
Je vous conseille d’avoir l’imagination vagabonde et de suivre pas à pas les aventures de Gaby dans les souterrains de l’âme humaine.
Un extrait qui me touche particulièrement :
« Moi, l’âme Vagabonde, je t’aime, toi Ian l’humain. Et ce sera pour toujours, quoi qu’il advienne de moi. Même si j’étais devenue Dauphin, Ours ou Fleur, cela n’aurait rien changé. Je t’aurais aimé pour toujours, tu serais resté à jamais gravé dans ma mémoire. Parce que tu es, et seras, mon seul et unique compagnon. »

Laisser un commentaire