Une mort peut-elle sauver une vie ?

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Suffit-il de mourir pour devenir un honnête homme ?

Georges Frêche est mort d’un arrêt cardiaque, le 24 octobre, il était âgé de 72 ans.
Depuis c’est un concert de louanges à droite, comme à gauche, mais il faut bien le remarquer surtout à gauche !
François et Martine nous parlent d’un « grand élu visionnaire et bâtisseur », Ségolène souligne l’engagement d’un « grand élu local », les habitants de Montpellier ont des larmes plein les yeux.
Souvenons-nous que Mitterrand n’appréciait pas sa vulgarité, enfin Frêche de son côté le considérait d’extrême droite…
Tout le monde s’accorde à décrire la « truculence » de l’homme et lui pardonne ses dérapages verbaux, mis sur le compte d’une France/Bidochon, d’une France/Dupont la joie.
Je trouve qu’il est trop facile d’effacer l’ardoise au pied de la tombe. Les propos racistes, intolérants, sans respect pour l’humanité de l’autre sont à proscrire, surtout dans la bouche des responsables politiques, qui sont une fenêtre et un horizon pour de nombreux français.
Quand Monsieur Jean-Paul Guerlain va nous quitter, on dira sûrement que l’élégance était son quotidien en oubliant les fragrances nauséabondes de son langage intime.
Marre de ceux qui nous donnent des leçons et qui sont incapables de les appliquer pour eux-mêmes.

La mort de Georges Frêche pouvait rester une information, elle est devenue une invitation pour le bal des faux-culs…


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