Christian Vanneste, dans Le Monde du 3 septembre 2010, écrit son point de vue sur les propos tenus par Alain Minc, quant à la légitimité du pape Benoît XVI de donner des leçons à la France dans son « traitement » de la question des minorités sur son territoire, les roms en particulier.
Il explique que je cite :
« par distraction, Alain Minc ne se rend pas compte que son discours est précisément celui qui rend le nazisme particulièrement condamnable. Le nazisme consistait à reprocher à certaines personnes d’être nées, aux juifs d’être Juif ».
Il est troublant de voir que Christian Vanneste oublie que le respect qu’il a à la bouche pour défendre la légitimité du Pape, est aussi nécessaire dans l’accueil de l’homosexualité, comme réalité naturelle. Si on ne peut reprocher au Pape sa nationalité, comment pourrait reprocher à un homosexuel, son identité?
Tout le monde a encore en tête ses différentes saillies médiatiques, mêlant préjugés et morale kantienne dévoyée.
Alain Minc a dit qu’il pouvait comprendre que pour les catholiques, le Pape n’ait pas de nationalité, mais l’athée peut ne voir en lui que l’ homme.
Monsieur Vanneste, un homosexuel ne peut rejeter son identité, comme on se débarrasse d’un vieux vêtement, ou d’une fonction inutile.
Si on ne peut expulser un rom, parce qu’il est rom, on le peut parce qu’il est dans l’illégalité, sur ce point je valide votre raisonnement, même si le citoyen doit s’interroger sur les responsabilités de chacun et de l’Etat, face aux transgressions initiées par des manquements aux obligations légales et par des préjugés tenaces.
Mais alors on ne peut stigmatiser une personne homosexuelle, du fait de sa sexualité, on ne pourrait le faire qu’en cas de déviance. Ou avez-vous vu une déviance dans l’homosexualité ?
Ne reprochez-vous pas finalement aux homosexuels d’être nés homosexuels ?
Laisser un commentaire