Vide vaches

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Il est 13 heures, le monde tourne dans sa folie journalière. Elles sont tranquilles, étendues, détendues, elles n’interrogent pas le sens de l’instant, elles ne songent pas, ni à hier, ni à demain.
Des « en-soi » qui meurent sans exister jamais. Elles sont mortes déjà, mais elles ne le savent pas et ne le sauront jamais. Elles me tournent le dos (jeu de mots pour les moins réveillés), pour marquer la différence entre mon monde et le leur.
Elles sont paisibles, comme je ne le serai jamais, mais pour autant, je ne les envie pas.
Bonne digestion les vaches,
Je retourne au lycée,
Car il faut être et ne pas paître!


5 réponses à « Vide vaches »

  1. Avatar de Marie, D
    Marie, D

    joli jeu de mots aussi sur la dernière phrase. Comment ne pas sourire quand on entend vos jeux de mots.
    Pour revenir sur votre article, on peut PARFOIS envier un animal, car il ne porte aucune responsabilité, que l’homme lui a.

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  2. Avatar de Yann R.
    Yann R.

    Elles meurent, sans exister jamais ? Pas sûr…
    Les en-soi n’ont peut-être pas conscience d’eux-mêmes, mais nous ?
    L’homme les fait souvent exister, que ce soient de simples objets ou des animaux.

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  3. On peut envier parfois le « vide des vaches », surtout quand on souffre d’un trop plein de « bruit et de fureur »… l’en-soi a quelque chose de moins barbare que le pour-soi…
    Mais peut-être suis-je à côté, à l’ouest… la philo est assez loin dans mon souvenir?
    L’homme n’est pas vraiment le centre du monde à mon avis, il n’en a que la conscience illusoire, c’est pourquoi j’ai du mal à être humaniste souvent… même si je pense qu’il faut réfléchir à partir de cette pensée là pour aller plus loin…
    L’homme est-il capable de progresser vraiment, par exemple, ou ne fait-il que répéter dans des proportions encore plus catastrophiques ses machines infernales et destructrices…?
    Je vous pose la question à vous, philosophe, pour tenter d’avancer et de croire encore à un peu de sincérité et d’ »humanité » en ce monde.

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  4. Merci Basilic pour cette réflexion.
    Je pense en effet que l’oubli est nécessaire parfois. L’homme n’est jamais dans le tempo de sa réalité. Toujours un temps de retard ou d’avance. Depuis que nos lointains ancêtres ont quitté des yeux le sol pour regarder l’horizon, ils ont perdu leur insouciance. Mais notre dignité c’est justement d’être responasble de notre humanité.
    En ce sens si on peut désespérer de l’homme, comme Kant dans sa philosophie de l’histoire, on doit croire en l’humanité.
    Quant au « pour-soi », il est nécessairement porteur d’angoisse, quand on comprend que tout dépend de nous, que tout ne tient qu’au fil de notre volonté, comme cette réponse que je vous fais et que j’arrête ici.

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  5. Merci pour cette réponse.
    Je vais songer à cette proposition : « tout dépend de nous » . parfois il me semble que non, mais tout ce qui dépend de nous est effectivement porteur d’angoisse.
    Il est important pourtant que le plus de choses possibles dépende de nous. J’en conclus que notre destin est d’être confrontés à l’angoisse… quand on rêve de sérénité, ce n’est pas très encourageant…

    La plante à l’odeur nauséabonde est très belle, malgré le stress qu’elle provoque sans doute…c’est sa bizarrerie, son étrangeté, qui est belle.
    A bientôt.

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