Justice flottante.
Aux nons de la justice, je réponds…
Il y a quelques jours, le tribunal correctionnel de Tours a condamné à 5 ans de prison dont 1 an avec sursis, un homme de 33 ans qui avait fauché trois piétons dont un est décédé, en septembre 2008 à Savonnières. Il conduisait sans permis, a pris la fuite et avait violé les règles de circulation.
Aux Assises du Val d’Oise, une jeune femme de 20 ans a été condamnée en novembre 2008 à 4 ans avec sursis pour le meurtre de son nouveau-né. Elle risquait la perpétuité et a expliqué son geste par la peur de devoir affronter le regard de sa famille, en tant que mère/célibataire.
Le Tribunal correctionnel de Marseille vient de demander 1 an de prison avec sursis et 1 an d’annulation du permis de conduire pour le policier de 24 ans qui a tué le jeune Nelson en juin 2007 sur un passage protégé. Celui-ci n’était pas en mission d’urgence, venait de griller un feu rouge et roulait à 73 km/h au lieu de 50.
Quels liens entre ces trois affaires ?
Premier constat, la vie d’une personne n’a pas la même valeur suivant qui, la supprime !
La justice ne part pas de la victime dans son jugement mais de son bourreau.
Un représentant de l’Etat ne doit-il pas montrer l’exemple ?
L’Etat ne doit-il pas montrer l’exemple avec ses représentants ?
La loi, disait Aristote, est faite dans la généralité et elle s’applique toujours à du particulier, c’est la raison pour laquelle elle ne peut être rendue mécaniquement. Pour autant, nous trouvons que le curseur face à la mort et à la souffrance des familles a une amplitude bien trop large. De un an avec sursis à une peine de 4 ans ferme… Il y avait la place pour une équité plus juste qui ne serait pas pour autant seulement arithmétique. Comment comprendre le rôle de la préméditation? Comment évaluer les circonstances?
Décidément juger n’est pas aussi simple que décider de juger.
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