Je suis les mille vents qui soufflent…

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Un poème très émouvant, je ne suis pas certain de l’auteur, il existe une suite que vous trouverez facilement si vous le souhaitez. Pour ma part, je suis très sensible à ces premiers vers. 

L’idée d’une immortalité à traver la vie même. La mort ne triomphera jamais de la vie, car elle ne détruit pas l’essentiel. Par ailleurs on y voit aussi un hymne à l’existence, à la qualité du regard que nous devons poser sur le monde et les choses. Comme la fleur du cerisier, elle est parfaite, alors même qu’elle est éphémère.

Ne venez pas sangloter sur ma tombe;

Je ne suis pas là. Je ne dors pas.

Je suis les mille vents qui soufflent;

Je suis les diamants qui scintillent sur la neige.

Je suis le rayon de soleil sur l’épi mûr;

Je suis une aimable pluie d’automne.

Quand vous vous éveillez dans le silence du matin,

Je suis l’envol vif-argent

D’oiseaux parfaits qui tourbillonnent.

Je suis l’étoile tendre qui brille dans la nuit.

Ne venez pas pleurer sur ma tombe.

Je ne suis pas là; je ne suis pas mort.

Mary Elizabeth Frye

 

 


Une réponse à « Je suis les mille vents qui soufflent… »

  1. Il me semble que c’est l’épitaphe qui figure sur la stèle d’un vétéran de la dernière guerre mondiale, qui a souhaité que ses cendres soient répandues sur la plage de Normandie ou il avait débarqué, et ou étaient tombés bon nombre de ses frères d’armes… Et il me semble également que ce poème se termine par  » Je ne suis pas là, je suis ailleurs »…

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