L’apostat
Au rythme des heures qui se déchirent,
J’ai versé sur ton corps en lambeaux
L’offrande d’un sentiment nouveau,
L’aurore d’une saison qui s’étire.
Sur ta main j’ai glissé sans regrets,
L’amertume d’un paradis perdu…
En vain je regarde ton âme nue,
S’offrir en pleurs au matin parfait.
A la vie je confesse mon orgueil,
Le pari d’une étreinte infidèle.
Au parvis d’un azur démentiel,
Où l’avenir se brise d’un écueil,
Sur le fil illusoire du destin
J’abjure en secret la douce flamme.
Ivre des parfums qui me désarment,
Je ris des sanglots, d’un coeur d’airain.
Notes sur la photographie :
Flavius Claudius Julianus dit le Philosophe (IV ème siècle de notre ère). Neveu de l’empereur Constantin, il succède à son cousin, Constance II, à la tête de l’empire romain. Il abandonne la religion chrétienne dans laquelle il avait grandi, et favorise le néoplatonisme. Il meurt lors d’une campagne contre les Perses, ses dernières paroles furent : »Tu as vaincu, Galiléen ! ».

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