Into the wild/Envers l’inconnu
Réflexions conjuguées d’actualité méditée.
Christopher McCandless est mort le 18 août 1992, dans un des trois autobus aménagés qui avaient servi aux ouvriers de la compagnie du Yukan dans leur travail, pour faire d’une piste de mineur, une route. Il a vécu 112 jours dans cet abri au coeur de la nature.
Vous avez certainement vu le film de Sean Penn de 2007, adapté du livre de Jon Krakauer (Voyage au bout de la solitude), avec Emile Hirsch dans le rôle titre. On ne peut pas non plus oublier dans cette présentation la bande originale, composée par Eddie Vedder de Pearl Jam, comment en effet ne pas associer l’émotion du son à l’émission du sens… ?
Deux choses principalement et associées ont retenu mon attention.
D’abord cette phrase qui sonne comme un regret: « Il n’y a de bonheur réel que partagé ».
Ensuite la scène de la pomme ou Alexander Supertramp se tourne vers la caméra et nous fait partager son bonheur simple…
Nous savons qu’il y a des nuances à apporter entre la réalité et la fiction et que personne ne peut vraiment dire ce que cherchait Christopher, certainement pas la mort à mon sens. On sait aussi que son grand-père avait compté beaucoup et avait participé à son goût pour l’aventure, la nature et l’inconnu.
Je retiendrai qu’il nous livre un précieux message sur la valeur de la vie, et sur la vérité que chacun de nous se doit. Notre Alaska n’est pas au nord, il est certainement où nous nous savons authentiquement exister.
Quand on entend que : « si à 50 ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie » (dixit J. Séguéla sur France 2, le 13 février), on peut légitimement se dire que pour certains réussir sa vie, c’est certainement compter les heures et ses euros.
Avoir le bonheur ce n’est pas être heureux, à moins qu’on puisse se dire qu’on a le bonheur d’être heureux !
Merci Pierre Desproges de nous rassurer avec cette question/réponse : Jacques Séguéla est-il un con?
La question reste posée. Et la question restant posée, il ne nous reste plus qu’à poser la réponse. Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l’une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m’étonnerait tout de même un peu, ou bien Jacques Séguéla n’est pas un con, et ça m’étonnerait quand même beaucoup.
Réquisitoire contre Jacques Séguéla / Tôt Ou tard CD 2 – Éditions du SEUIL

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