Fred Vargas (elle est née le 7 juin 1957 à Paris)
L’homme à l’envers, éditions Viviane Hamy 1999
Soliman vous dirait : « Loup-Garou », « homme-loup, un sorcier ou le diable lui-même, loup la nuit, homme le jour, lycanthrope ».
Son mythe hante nos mémoires et ne cessera jamais vraiment. Faut-il l’ouvrir et voir si cet homme imberbe à des poils à l’intérieur. Tout commence par la mort de quatre brebis (égorgées) à Ventebrune dans les Alpes et neuf à Pierrefort…
Mais l’angoisse ne devient réelle qu’à la mort de Suzanne Rosselin. Qu’un loup s’attaque à des brebis, mais pas à l’homme, il en a peur, il le fuit. Ou alors ce n’est peut-être pas un loup ordinaire ? D’ailleurs sa machoire semble trop importante pour des loups européens, sa soif de mort aussi.
Lawrence qui aime les loups ne croit pas qu’il s’agisse d’un loup. Suzanne avant de mourir lui avait confié sa conviction et les soupçons qu’elle portait à Massart le taiseux de la montagne.
Comment Camille et le commissaire Adamsberg vont-ils se retrouver grâce à cette affaire ? Comment le berger énigmatique (le veilleux) sauvera-t-il la vie du policier déconcertant ?
C’est toute la magie de ce roman qui nous plonge dans les entrailles des sentiments et dans la tourmente de la passion. Homo homini lupus, car les loups ne sont peut-être pas plus dangereux que les hommes. On prend plaisir à suivre l’enquête qui non seulement nous confronte à la violence animale mais surtout nous plonge au coeur de l’âme humaine.
Un grand moment de bonheur et joie même si la mort est le fil conducteur de cette aventure pastorale, les personnages sont tous aussi attachants, on les quitte alors avec tristesse.


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