Duos habet et bene pendentes : Test de virilité pour Pape !

Homosexualité et Religion…

Modeste contribution au débat…

Dans une lettre destinée à une femme américaine qui se plaignait d’avoir un fils homo, Freud écrit en 1935:

« L’homosexualité n’est évidemment pas un avantage, mais il n’y a là rien dont on doive avoir honte, ce n’est ni un vice, ni un avilissement, ni encore moins une maladie ; nous la considérons comme une variation de la fonction sexuelle, provoquée par un arrêt du développement sexuel et du choix d’objet. Nombre d’individus hautement respectables, des temps anciens et modernes ont été homosexuels et parmi eux on trouve de grands hommes (Platon, Michel-Ange, Léonard de Vinci…) C’est une grande injustice que de persécuter l’homosexualité comme un crime. De plus, sachez qu’il est vain de vouloir transformer un homosexuel en hétérosexuel. »

Le discours de Freud est loin d’être sans préjugés, mais il a le mérite d’être en avance sur son temps. Si tous pouvaient au moins être sur sa longueur d’onde. Force est de constater que la route est longue sur le chemin non pas de la tolérance mais du respect.

En 2008, les consciences ont-elles réellement évolué ?

Nous réagissons ici à un projet du Vatican d’utiliser la psychologie dans la « sélection » (quel horrible mot!) et la formation des candidats à la fonction sacerdotale.

http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/ccatheduc/documents/rc_con_ccatheduc_doc_20081030_conforientamenti_it.html

Il s’agirait de déceler les penchants homosexuels avant l’ordination et aussi d’éviter l’influence de certains sur les autres !

Ici deux exemples de préjugés qui n’ont changé que dans l’apparence, l’Histoire ou la science servant de caution.

« Toutes les civilisations qui ont reconnu et justifié l’homosexualité comme un mode de vie normal ont connu la décadence. » Christine Boutin, [Débat sur le Pacs, 1998.]

« Le pédéraste contrevient à l’hygiène, à la netteté et il ignore la lustration qui purifie. L’état des fesses, le relâchement du sphincter, l’anus en entonnoir ou bien la forme et la dimension du pénis signent l’appartenance à l’espèce nouvelle. Monstre dans la nouvelle galerie des monstres, le pédéraste a partie liée avec l’animal; dans ses coïts, il évoque le chien. Sa nature l’associe à l’excrément ». Ambroise Tardieu

Etudes médico-légales sur les attentats aux mœurs 1857

L’Eglise protestante elle aussi propose des éléments de réflexion.

Pasteurs homosexuels et ministère dans l’Eglise protestante

Sur la question de l’acceptation ou non de pasteurs homosexuels dans un ministère ecclésial, une attitude figée et globale ne semble pas souhaitable. Cependant, il est important de prendre en compte les éléments suivants :

  • L’orientation sexuelle en soi n’est pas un argument de refus : les critères d’embauche ne doivent pas être basés sur une orientation sexuelle, mais bien sur des capacités humaines et des compétences professionnelles indépendantes de la sexualité.

  • Le pasteur est exposé à une dynamique transférentielle : la responsabilité ecclésiale est un lieu inévitable de transfert et d’identification très puissant. En effet, qu’on le veuille ou non, les paroissiens projettent sur le pasteur et son couple pastoral une demande de modèle porteur de représentations tout autant que de repères sécurisants et structurants. Même si notre théologie et notre ecclésiologie insistent à dire que le pasteur n’est pas et ne peut pas être « le modèle », le pasteur n’est pas libre ni maître du transfert que ses paroissiens font sur lui. C’est là sa limite, sa force et sa vulnérabilité.

  • Il s’agit de tenir compte de la sensibilité actuelle des membres des Eglises issues de la Réforme et de se poser honnêtement la question : nos paroissiens et nos pasteurs sont-ils prêts à recevoir d’une façon sereine un(e) pasteur homosexuel(le) et son couple dans les presbytères de nos paroisses, ou en d’autres lieux de vie peut-être moins symboliquement exposés ?

  • Il faut être clair sur la limite de l’acceptable : par exemple, un pasteur qui ne saurait garder à son homosexualité son caractère privé, ou qui en ferait une militance publique aura dépassé cette limite.

    Source : http://www.protestants.org/textes/homosexualite/cplr.htm On comprend bien que malgré les précautions on demeure dans un refus qui s’ancre dans l’excuse des consciences incapables de se réformer…Reste le projet du Vatican et de l’Eglise catholique.Si on s’enracine dans la Bible, ita missa est :

    Lévitique 18,22 : Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme, ce serait une abomination.

    Mais nous savons tous que prise à la lettre, la bible justifie l’esclavage ou la domination de l’homme sur la femme. Il nous faut lire la bible avec l’intelligence de notre époque.

    Je pose deux questions :

    En quoi l’hétérosexualité est-elle un gage de moralité ? Alors même que prêtre n’est pas amené à vivre sa sexualité…

    En quoi est-ce une garantie de légitimité dans le service de Dieu ? La prêtrise n’est-elle pas d’abord une réponse à l’appel de Dieu ?


2 réponses à « Duos habet et bene pendentes : Test de virilité pour Pape ! »

  1. je pense ko lieu de se préocupé de ses pretre homosexuele en essayan de les « déceler » il devrai pluto soccupés des pretre pédophile (dédicase a alice et andréa^^)

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  2. je suis d’accord ac vous. il est est assez etrange qu’en 2008, certaines personnes, gestes et orientations posent probleme alors qu’il ne devrait pas en avoir, a mon avis. Auj on n’accepte pas ou peu les homosexuels alors que çà ne posait pas de probleme il y a quelques milliers d’annèes. Je pense au grecs par exemple. personellement je trouve ce retour en arierre particulièrement pitoyable.
    Comme ce qu’il se passe au Etat-Unis, avec la proposition 8 par exemple. Pour conclure je vous laisse un lien vers la reaction de Keith Olbermann(un journaliste americain), qui je trouve resume assez bien la situation…

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